Comment se protéger des violences domestiques au Monténégro ? Signalez les violences à la police au 122 ou au 112 ou au centre d’action sociale ; la ligne SOS gratuite 080 111 111 répond 24 h/24. Depuis le 19 août 2026, la police peut éloigner l’auteur du domicile pendant trois jours, et le tribunal des contraventions impose des mesures de protection de 30 jours à un an.
Depuis le 19 août 2026, le Monténégro dispose d’une nouvelle loi sur la protection contre les violences domestiques et les violences à l’égard des femmes, qui remplace la loi de 2010. La loi protège désormais aussi les partenaires intimes, les anciens partenaires et les personnes qui ont un enfant ensemble, et elle couvre spécifiquement les violences à l’égard des femmes, quel qu’en soit l’auteur. La police peut ordonner à l’auteur de quitter le domicile pendant trois jours, et dans les 48 heures, le tribunal des contraventions impose des mesures de protection d’une durée de 30 jours à un an. Les violences sont punies d’une amende de 300 à 1 000 euros ou d’au moins dix jours d’emprisonnement. Une aide est aussi disponible sur la ligne nationale SOS gratuite 080 111 111, qui fonctionne 24 h/24.
Ce guide explique ce que la loi considère comme des violences, comment les signaler, ce que peut faire la police, quelles mesures de protection existent, les droits de la victime et les sanctions.
Que considère la loi comme des violences ?
- Les violences domestiques sont un acte ou une omission d’un membre de la famille qui porte atteinte à l’intégrité physique, psychologique ou économique, à la santé mentale et à la tranquillité d’un autre membre de la famille, qu’ils vivent ensemble ou non.
- Les membres de la famille comprennent aussi les concubins, les partenaires de vie de même sexe, les partenaires d’une relation intime, les anciens époux et anciens partenaires, et les personnes qui ont un enfant ensemble même sans avoir jamais vécu ensemble.
- Les violences comprennent notamment les menaces, les insultes, la limitation des contacts avec d’autres personnes, la traque, la destruction de biens, la privation des moyens de subsistance de base et la menace d’expulsion du logement.
- La négligence grave d’un enfant ou d’un membre de la famille qui ne peut pas s’occuper de lui-même constitue aussi des violences.
- Les violences à l’égard des femmes désignent tout acte de violence fondée sur le genre contre une femme ou une fille, dans la vie publique ou privée.
- Un enfant témoin de violences est aussi une victime.
Comment signaler des violences ?
- Les violences se signalent à la police, au 122 ou au 112, ou au centre d’action sociale.
- La ligne nationale SOS pour les victimes de violences domestiques, 080 111 111, est gratuite et fonctionne 24 h/24.
- Les autorités publiques, les établissements de santé et d’enseignement, les médecins, les travailleurs sociaux, les enseignants et les éducateurs doivent signaler à la police toute violence dont ils ont connaissance dans leur travail, et ceux qui ne le font pas paient de 100 à 500 euros.
- La police et le tribunal des contraventions informent le centre d’action sociale de chaque cas signalé.
- La victime a le droit d’être entendue sans délai et de n’être réentendue que dans la mesure nécessaire.
Que peut faire la police dans les trois premiers jours ?
- Un policier peut ordonner à l’auteur de quitter le domicile ou lui interdire d’y revenir pendant trois jours au plus.
- L’ordre écrit est remis immédiatement à l’auteur et à la victime, et au plus tard dans les deux heures.
- L’auteur peut emporter les effets personnels nécessaires à la vie quotidienne et doit remettre les clés à la police.
- Dans les 12 heures, la police informe le tribunal des contraventions et le centre d’action sociale, et dans les trois jours, le tribunal statue sur une mesure de protection.
- L’auteur qui ne respecte pas l’ordre de la police encourt au moins 30 jours d’emprisonnement.
- La police accompagne la victime au domicile pour récupérer ses effets personnels, sauf si la victime s’y oppose expressément.
Quelles mesures de protection existent ?
| Mesure de protection | Durée |
| éloignement du domicile | de 30 jours à un an |
| interdiction d’approcher la victime | de 30 jours à un an |
| interdiction de contact | de 30 jours à un an |
| interdiction de harcèlement | de 30 jours à un an |
| interdiction de traque | de 30 jours à un an |
| traitement obligatoire de l’addiction | aussi longtemps que nécessaire, un an au plus |
| traitement psychosocial obligatoire | au moins six mois |
- Une mesure peut être demandée par la victime ou son représentant, le centre d’action sociale, la police ou le procureur, et le tribunal peut aussi l’imposer d’office.
- Lorsque la victime a besoin d’une protection immédiate, le tribunal des contraventions impose la mesure dans les 48 heures suivant la réception de la demande.
- Si la demande a été déposée avant la procédure, une demande d’ouverture de la procédure doit suivre dans les huit jours, faute de quoi le tribunal lève la mesure.
- L’éloignement du domicile est ordonné quel que soit le propriétaire du logement.
- Le tribunal peut prolonger les mesures jusqu’à deux ans au total, et un recours dans les trois jours ne les suspend pas.
Quels sont les droits de la victime ?
- La victime a droit à une assistance psychosociale et juridique, à une protection sociale et médicale et à l’aide juridique gratuite.
- La victime peut choisir une personne de confiance qui assiste à tous les actes, mais celle-ci ne peut être ni l’auteur ni un témoin de la procédure.
- Le centre d’action sociale établit avec une équipe d’experts un plan de soutien adapté aux besoins et aux choix de la victime.
- Les informations permettant d’identifier la victime ne peuvent pas être publiées, sauf accord exprès d’une victime majeure.
- La victime a le droit d’être informée par la police et le tribunal des actes accomplis et des mesures imposées, et de se plaindre si rien n’a été fait.
Quelles sont les sanctions ?
- Les violences à l’égard d’un membre de la famille ou d’une femme sont punies d’une amende de 300 à 1 000 euros ou d’au moins dix jours d’emprisonnement.
- Si un membre adulte de la famille commet des violences en présence d’un enfant, la sanction est d’au moins 300 euros ou d’au moins 20 jours d’emprisonnement.
- Si la victime est un enfant, la sanction est d’au moins 500 euros ou d’au moins 30 jours d’emprisonnement.
- Le fait de cacher un membre de la famille handicapé est puni d’au moins 1 000 euros ou d’au moins 60 jours d’emprisonnement.
Le droit à un avocat gratuit est expliqué dans notre guide sur l’aide juridique gratuite, et les numéros des services d’urgence dans notre guide sur les numéros d’urgence. La pension alimentaire des enfants lorsqu’un parent ne paie pas est présentée dans notre guide sur le Fonds de pension alimentaire, et l’aide financière dans notre guide sur l’aide sociale.
Questions fréquentes
Comment signaler des violences domestiques ? Appelez la police au 122 ou au 112 ou contactez le centre d’action sociale ; vous pouvez aussi obtenir des conseils sur la ligne SOS gratuite 080 111 111.
La police peut-elle éloigner immédiatement l’auteur du domicile ? Oui, la police peut ordonner à l’auteur de quitter le domicile ou lui interdire d’y revenir pendant trois jours au plus, jusqu’à ce que le tribunal statue sur une mesure de protection.
Combien de temps dure une interdiction d’approcher ? Une interdiction d’approcher dure de 30 jours à un an, et le tribunal peut la prolonger jusqu’à deux ans au total.
La loi protège-t-elle aussi les anciens partenaires ? Oui, la nouvelle loi protège aussi les anciens époux, les anciens partenaires, les partenaires d’une relation intime et les personnes qui ont un enfant ensemble.
Un médecin ou un enseignant doit-il signaler des violences ? Oui, les personnels de santé et les travailleurs sociaux, les enseignants et les éducateurs doivent signaler à la police toute violence dont ils ont connaissance dans leur travail, sous peine d’une amende de 100 à 500 euros.
Quelle est la sanction des violences domestiques ? La sanction est une amende de 300 à 1 000 euros ou au moins dix jours d’emprisonnement, et des sanctions plus sévères s’appliquent lorsque la victime est un enfant.
Sources
Les formes de violence, le signalement, les ordres de la police, les mesures de protection, les droits des victimes et les sanctions sont fixés par la loi sur la protection contre les violences domestiques et les violences à l’égard des femmes (Journal officiel 119/2026, articles 2 à 45). La ligne nationale SOS 080 111 111 est présentée par SOS Telefon Nikšić, et son fonctionnement 24 h/24 par le ministère de la Protection sociale. Les informations ont été vérifiées le 27 septembre 2026. Fijaka est une plateforme de petites annonces ; ce texte ne constitue pas un conseil juridique.
