Qui peut adopter un enfant au Monténégro ? Une personne âgée de 30 à 50 ans et ayant au moins 18 ans de plus que l’enfant ; pour un couple, il suffit que l’un des deux remplisse cette condition. L’enfant peut être adopté jusqu’à 18 ans, au plus tôt trois mois après sa naissance. Le centre d’action sociale mène la procédure, et les adoptants ont droit à un an de congé.
Au Monténégro, un enfant peut être adopté par une personne âgée de 30 à 50 ans ayant au moins 18 ans de plus que l’enfant. Un enfant peut être adopté jusqu’à l’âge de 18 ans, et au plus tôt trois mois après sa naissance. L’adoption est prononcée par le centre d’action sociale, en qualité d’autorité de tutelle, et la demande passe par le ministère chargé de la protection sociale. L’adoption crée un lien indissoluble équivalent à la parenté par le sang, et les adoptants sont inscrits au registre des naissances comme parents. Depuis avril 2026, les adoptants d’un enfant de moins de huit ans ont droit à un an de congé payé à compter de l’adoption.
Ce guide explique qui peut adopter, quel enfant peut être adopté, quand le consentement des parents est nécessaire, comment se déroule la procédure, ce que l’adoption signifie pour l’enfant et la famille et comment fonctionne le congé d’adoption.
Qui peut adopter un enfant ?
- L’adoptant doit être âgé de 30 à 50 ans et avoir au moins 18 ans de plus que l’enfant.
- Lorsque deux personnes adoptent ensemble, il suffit que l’une d’elles remplisse la condition d’âge.
- Pour des raisons particulièrement justifiées, l’adoptant peut avoir plus de 50 ans, mais l’écart d’âge entre l’adoptant et l’enfant ne peut pas dépasser 50 ans.
- Un enfant peut être adopté conjointement par des époux, par une belle-mère ou un beau-père, par des concubins vivant ensemble et par le concubin du parent de l’enfant.
- Le ministre chargé de la protection sociale peut exceptionnellement autoriser une personne vivant seule à adopter, pour des raisons particulièrement justifiées et dans l’intérêt supérieur de l’enfant.
Ne peut pas adopter la personne privée de l’autorité parentale ou dont l’autorité parentale a été restreinte, privée de la capacité juridique, atteinte d’une maladie qui pourrait nuire à l’enfant, qui n’offre pas de garantie suffisante d’un exercice correct de l’autorité parentale, ou condamnée pour une infraction contre la vie et l’intégrité physique, la liberté sexuelle ou le mariage et la famille. Il en va de même pour la personne dont le conjoint ou le concubin relève de l’une de ces catégories.
- Un parent par le sang en ligne directe, un frère ou une sœur ne peuvent pas être adoptés.
- Un tuteur ne peut pas adopter son pupille tant que l’autorité de tutelle ne l’a pas déchargé de la tutelle.
- Un ressortissant étranger ne peut pas adopter un enfant de nationalité monténégrine, sauf si aucun adoptant ne peut être trouvé parmi les citoyens monténégrins, avec l’accord du ministère fondé sur l’avis d’une commission d’experts de cinq membres.
Quel enfant peut être adopté ?
- Un enfant peut être adopté jusqu’à l’âge de 18 ans, et seulement si c’est dans son intérêt supérieur.
- Un enfant ne peut pas être adopté avant l’âge de trois mois.
- L’enfant de parents mineurs ne peut être adopté qu’un an après sa naissance, s’il n’y a aucune perspective que les parents ou des proches l’élèvent.
- L’enfant de parents inconnus ne peut être adopté que trois mois après son abandon.
- Les jumeaux et les frères et sœurs liés affectivement sont adoptés ensemble, et séparément seulement à titre exceptionnel, lorsque l’adoption conjointe est impossible et que c’est dans leur intérêt supérieur.
Quand le consentement des parents est-il nécessaire ?
- L’adoption exige le consentement des deux parents ou du parent unique.
- Le consentement n’est pas nécessaire de la part d’un parent privé de l’autorité parentale ou de la capacité juridique, qui ne vit pas avec l’enfant et a gravement négligé ses soins pendant trois mois, ou dont on ignore le lieu de séjour depuis au moins six mois sans qu’il se soit occupé de l’enfant pendant cette période.
- Un parent donne son consentement par procès-verbal devant l’autorité de tutelle, au plus tôt lorsque l’enfant a trois mois, et peut le retirer dans les 30 jours suivant la signature du procès-verbal.
- Pour un enfant sous tutelle, le consentement du tuteur est requis.
- Le conjoint de l’adoptant et l’enfant donnent aussi leur consentement, l’enfant hors de la présence des parents et du futur adoptant.
Comment se déroule la procédure d’adoption ?
- La demande d’adoption est adressée à l’autorité de tutelle par l’intermédiaire du ministère chargé de la protection sociale.
- Une équipe d’experts du centre d’action sociale, comprenant un travailleur social, un psychologue, un pédagogue et d’autres spécialistes, évalue l’aptitude et prépare les futurs adoptants.
- Le centre d’action sociale du lieu de résidence de l’enfant mène la procédure, qui n’est pas publique.
- Le centre explique les conséquences juridiques de l’adoption aux parents, aux adoptants et à l’enfant de plus de 10 ans.
- Avant la décision, le centre peut placer gratuitement l’enfant chez les futurs adoptants pendant six mois, sauf lorsque l’adoptant est un ressortissant étranger.
- Le recours contre la décision d’adoption doit être formé dans les huit jours ; l’adoption est prononcée lorsque la décision devient définitive, et le centre la transmet ensuite à l’officier de l’état civil pour inscription.
Le centre de santé de Tivat, par exemple, facture 25 euros pour un certificat médical d’aptitude à l’adoption.
Que signifie l’adoption pour l’enfant et la famille ?
- Un lien indissoluble équivalent à la parenté par le sang naît entre les adoptants et leurs proches d’une part, et l’enfant et ses descendants d’autre part.
- Les droits et obligations entre l’enfant et ses parents par le sang prennent fin, sauf lorsque l’enfant est adopté par une belle-mère ou un beau-père.
- Les adoptants choisissent d’un commun accord le prénom de l’enfant, qui prend leur nom commun ; à défaut d’accord, l’autorité de tutelle décide.
- L’enfant a le droit de connaître son adoption : les adoptants doivent la lui révéler au plus tard à sept ans, ou immédiatement pour un enfant plus âgé, et en informer l’autorité de tutelle.
- Les données relatives à l’adoption sont un secret officiel, et l’adopté majeur, l’adoptant et le parent qui a consenti à l’adoption par un beau-parent peuvent consulter le dossier.
- Après l’adoption, la maternité et la paternité ne peuvent plus être contestées ni établies, et l’adoption ne prend fin que si un tribunal l’annule.
Le congé d’adoption
- Selon les modifications d’avril 2026 de la loi sur le travail, les adoptants d’un enfant de moins de huit ans ont droit à un an de congé continu à compter de l’adoption, à parts égales, avec une indemnité de salaire.
- Le salarié informe l’employeur par écrit du congé un mois à l’avance, avec ses dates de début et de fin.
- Un employeur ne peut pas rompre le contrat de travail d’un adoptant parce qu’il prend le congé d’adoption.
La prime de naissance, que peut aussi recevoir un adoptant, est expliquée dans notre guide sur les allocations pour enfant, et le congé des pères dans notre guide sur le congé de paternité. L’inscription au registre des naissances est présentée dans notre guide sur la déclaration de naissance, et le changement de prénom ou de nom dans notre guide sur le changement de nom.
Questions fréquentes
Quel âge faut-il avoir pour adopter un enfant au Monténégro ? L’adoptant doit avoir entre 30 et 50 ans et au moins 18 ans de plus que l’enfant ; lorsqu’un couple adopte, il suffit que l’un des deux remplisse cette condition.
Où faire la demande d’adoption ? La demande est adressée à l’autorité de tutelle, c’est-à-dire au centre d’action sociale, par l’intermédiaire du ministère chargé de la protection sociale.
Une personne vivant seule peut-elle adopter un enfant ? Seulement à titre exceptionnel, avec l’autorisation du ministre chargé de la protection sociale, pour des raisons particulièrement justifiées et dans l’intérêt supérieur de l’enfant.
Des étrangers peuvent-ils adopter un enfant du Monténégro ? Seulement à titre exceptionnel, si aucun adoptant ne peut être trouvé parmi les citoyens monténégrins, et avec l’accord du ministère.
Combien de temps dure le congé d’adoption ? Les adoptants d’un enfant de moins de huit ans ont droit à un an de congé continu à compter de l’adoption, avec une indemnité de salaire.
Un parent peut-il retirer son consentement à l’adoption ? Oui, un parent peut retirer son consentement dans les 30 jours suivant la signature du procès-verbal.
Sources
Les conditions, le consentement, la procédure et les conséquences de l’adoption sont fixés par la loi sur la famille (articles 121 à 156), et le rôle des centres d’action sociale est expliqué par le gouvernement du Monténégro et les centres d’action sociale. Le congé d’adoption est régi par la loi sur le travail (articles 135 et 137), modifiée par la loi d’avril 2026, Journal officiel 51/2026. Le prix du certificat médical est publié par le centre de santé de Tivat. Les informations ont été vérifiées le 27 septembre 2026. Fijaka est une plateforme de petites annonces ; ce texte ne constitue pas un conseil juridique.
