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Les Bouches de Kotor, au Monténégro : la vieille ville fortifiée classée à l’UNESCO, vue d’en haut

Prix de l’immobilier au Monténégro en 2026 : le guide complet pour les acheteurs étrangers

Données officielles : les logements neufs coûtent en moyenne 2 557 € le m² (MONSTAT, 2e trimestre 2026). Prix réels des annonces, villes, impôts et droit de séjour : un guide pour les acheteurs étrangers.

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Rohat Kahraman— Avocat, RoNa Legal

9 mai 2026 · Relu sur le plan juridique

RoNa Legal →

Le résumé en 30 secondes

Le prix moyen officiel des logements neufs au Monténégro était de 2 557 € le m² au deuxième trimestre 2026 (MONSTAT, données provisoires) : 2 838 € dans la région côtière et 2 510 € à Podgorica. En 2022, la moyenne nationale était de 1 339 €, soit une hausse d’environ 91 % en quatre ans. Les petits appartements proches de la mer sont affichés plus cher : sur Fijaka, le 23 septembre 2026, les prix demandés allaient de 3 300 à 4 400 € le m², avec des studios sur la côte à partir d’environ 90 000 € et des appartements d’une chambre à partir de 100 000 à 150 000 €.

Le prix officiel au mètre carré

L’office de statistique monténégrin, MONSTAT, publie le prix moyen au mètre carré des logements neufs. Deuxième trimestre 2026, données provisoires :

ZoneMoyenne du neuf, €/m²
Monténégro dans son ensemble2 557
Podgorica2 510
Région côtière (Bar, Budva, Herceg Novi, Kotor, Tivat, Ulcinj)2 838
Région centrale (Cetinje, Danilovgrad, Nikšić, Tuzi, Zeta)2 131
Région nord2 145

Source : MONSTAT, prix des logements neufs. En quatre ans, la moyenne nationale est passée de 1 339 euros en 2022 à 2 557 euros, soit environ 91 %.

Trois précisions sans lesquelles ces chiffres se lisent facilement de travers :

  • Hormis Podgorica, il s’agit de régions et non de villes. Il n’existe pas de prix officiel distinct pour Budva, Kotor ou Tivat : toutes entrent dans la moyenne de la région côtière.
  • Seuls les logements neufs sont comptés, ceux vendus pendant le trimestre, tels que les promoteurs les déclarent. Le marché de l’ancien ne figure pas dans ces statistiques.
  • « En bord de mer », dans les données officielles, désigne la région côtière dans son ensemble, où des communes chères voisinent avec des communes plus abordables.

Ce que montrent les vraies annonces

La moyenne officielle ne dit pas ce que coûte un appartement d’une chambre en bord de mer. Les annonces, si. Voici les prix indiqués par les vendeurs sur Fijaka le 23 septembre 2026 :

OùQuoiPrixSurfaceAu m²
BudvaStudio100 000 €23 m²environ 4 350 €
Kotor, KavačStudio90 000 €21 m²environ 4 290 €
Budva, PodkošljunAppartement d’une chambre150 000 €44 m²environ 3 410 €
Herceg Novi, DjenovićiAppartement avec vue sur la mer245 000 €75 m²environ 3 270 €
Budva, BečićiStudio avec vue sur la mer95 000 €non indiquéepas de donnée
Budva, BečićiAppartement d’une chambre avec piscine100 000 €non indiquéepas de donnée

Ce sont des prix demandés, pas des prix de vente, et l’échantillon est petit : nous n’appelons pas cela un indice. Mais l’essentiel apparaît : les petits appartements en bord de mer sont affichés nettement au-dessus de la moyenne officielle de la région côtière, entre 3 300 et 4 400 euros le mètre carré. Dans ces exemples, un studio dans les communes côtières démarre à environ 90 000 euros, un appartement d’une chambre entre 100 000 et 150 000.

Les offres actuelles se trouvent dans les annonces immobilières au Monténégro et sur la page immobilier à Budva.

Le marché immobilier monténégrin : perspectives 2026

Commençons par les chiffres. Selon l’office national de statistique, MONSTAT, la moyenne nationale des logements neufs était de 1 339 €/m² en 2022, 1 532 € en 2023, 1 844 € en 2024 et 2 200 € en 2025, pour atteindre 2 557 €/m² au deuxième trimestre 2026 (données provisoires), soit environ 91 % en quatre ans. Trois vagues de demande se sont superposées : les acheteurs européens de résidences de vacances après la pandémie, l’installation de Russes et d’Ukrainiens en 2022, puis un afflux régulier d’investisseurs turcs, israéliens et d’Europe occidentale au cours des 24 derniers mois.

La demande étrangère est une composante durable du marché. Environ 40 % de toutes les transactions résidentielles sur la côte monténégrine impliquent aujourd’hui un acheteur non monténégrin (Banque centrale du Monténégro, 2025). Les principaux groupes nationaux en volume sont les Russes et les Ukrainiens (environ 30 % à eux deux), puis les Serbes, les Allemands, les Britanniques, les Turcs et les Israéliens, dans cet ordre.

Quatre raisons pour lesquelles les capitaux étrangers continuent d’affluer au Monténégro :

Le statut de candidat à l’UE. Le Monténégro est le pays le plus avancé dans le processus d’élargissement de l’Union. La Commission européenne a retenu 2028 comme objectif de travail pour l’adhésion. Celle-ci ouvrirait la libre circulation dans l’espace Schengen et l’accès au marché unique : un soutien durable à la valeur des biens, que les acheteurs intègrent déjà dans les prix.

Des actifs libellés en euros. Le Monténégro utilise l’euro sans appartenir à la zone euro. Les biens s’achètent, se détiennent et se vendent en euros : pas de risque de change pour les acheteurs européens, et une couverture en monnaie forte pour ceux qui viennent d’économies à monnaie faible.

Des coûts de détention faibles. La taxe foncière annuelle se situe entre 0,25 % et 1 % de la valeur estimée pour un logement ordinaire (les catégories particulières, à savoir les résidences secondaires touristiques vacantes, les constructions illégales et les terres agricoles non cultivées, peuvent supporter des taux plus élevés). Les revenus locatifs sont soumis à un impôt sur le revenu au taux unique de 15 %, auquel s’ajoute une surtaxe municipale de 13 à 15 % (15 % à Podgorica et à Cetinje), ce qui porte le taux effectif à environ 17 %. À comparer avec le cumul de l’ENFIA et de l’impôt sur le revenu en Grèce ou avec le régime de l’IMU en Italie.

Le séjour par l’investissement. Un bien de 150 000 € donne droit à un titre de séjour temporaire renouvelable selon le cadre en vigueur depuis janvier 2026. C’est l’un des seuils les plus bas d’Europe.

Ville par ville : les marchés immobiliers locaux du Monténégro

Remarque : hormis Podgorica, MONSTAT ne publie pas de prix à l’échelle des villes ; il n’existe pas de prix officiel au m² pour Budva, Kotor ou Tivat. Les notes ci-dessous décrivent chaque marché local ; les chiffres officiels actuels et les prix réels des annonces figurent dans les tableaux ci-dessus.

Budva

Le tronçon le plus animé de la côte monténégrine. Les remparts de la vieille ville, les plages de Bečići et de Slovenska Plaža, une économie de la nuit qui tourne de juin à la mi-septembre et un marché de la location longue durée qui maintient l’occupation pendant l’hiver. Budva est la seule ville côtière du Monténégro où un rendement locatif à l’année est une hypothèse de calcul réaliste et non un argument de vente.

Les studios de 35 à 45 m² proches de la vieille ville démarrent à 110 000–140 000 €. Les appartements d’une chambre à Bečići ou à Slovenska Plaža se situent entre 130 000 et 180 000 €. Les penthouses avec vue sur Sveti Stefan dépassent 1 M€. Pour un investisseur qui veut un bien qu’il puisse faire louer par un professionnel et occuper lui-même quelques semaines par an, Budva est le choix le plus facile à défendre.

Kotor (la rareté sous protection de l’UNESCO)

Les Bouches de Kotor sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO. La construction neuve y est structurellement limitée : obtenir un permis de construire dans la zone protégée est presque impossible. Cette rareté artificielle a fait monter les prix de 8 à 12 % par an. Les maisons de pierre restaurées à l’intérieur de la vieille ville démarrent à 600 000 € et atteignent 2 M€ pour les biens entièrement rénovés en front de mer.

Le marché réaliste pour qui ne cherche pas un trophée, ce sont les villages alentour : Dobrota, Prčanj, Muo, Stoliv. Les appartements d’une chambre s’y négocient entre 150 000 et 250 000 €. Il faut bien comprendre ce que propose Kotor : c’est un pari sur la plus-value, pas sur le rendement. Les revenus locatifs sont modestes ; le pari porte sur une prime de rareté qui s’accumule.

Tivat / Porto Montenegro (l’ultra-luxe)

La transformation d’une ancienne base navale yougoslave en l’une des premières marinas de superyachts au monde a refait Tivat. À Porto Montenegro, les appartements d’une chambre démarrent à 180 000–300 000 € et les penthouses en bord de marina atteignent 2 à 5 M€. Lustica Bay et Luštica Marina occupent un rang comparable.

Tivat n’est pas un investissement côtier classique : c’est une classe d’actifs de préservation du patrimoine. Environ 70 % des acheteurs sont étrangers, les rendements locatifs nets sont modestes, de 3 à 4 %, mais la liquidité et la stabilité des prix n’ont pas d’équivalent sur la côte monténégrine.

Herceg Novi

Une architecture de villas austro-hongroises qui grimpe en terrasses sur les collines vers la mer. Les acheteurs sont plutôt des Européens de l’Ouest d’un certain âge : Allemands, Autrichiens, Scandinaves à la recherche d’une côte tranquille pour leur retraite. Nettement moins d’agitation saisonnière qu’à Budva.

Les appartements d’une chambre se situent entre 75 000 et 110 000 €, les appartements de deux chambres avec vue sur la mer entre 130 000 et 180 000 €. La bonne ville pour les acheteurs qui veulent être sur la côte sans payer les prix de Budva et sans descendre aussi loin au sud que Bar.

Bar

La ville côtière la plus abordable du Monténégro. Elle fonctionne comme un nœud reliant port, rail et aéroport : la ligne ferroviaire Bar–Belgrade et l’aéroport de Tivat (45 minutes par la route) l’intègrent bien au réseau de transport régional. Sutomore, Šušanj et Pristan sont les sous-marchés les plus actifs.

Les appartements neufs d’une chambre s’y négocient entre 55 000 et 90 000 € : une entrée sur le marché côtier à des prix inimaginables du côté de Budva ou de Tivat. Les rendements saisonniers sont inférieurs à ceux de Budva, mais le vivier de locataires de longue durée est profond et il grandit.

Podgorica

La capitale. Pas de littoral, mais le marché de la location longue durée le plus profond du pays. L’université, les ministères, les ambassades étrangères et un secteur des services en croissance créent une demande locative stable. Les rendements nets annuels sont de 6 à 8 %, avec une saisonnalité minime.

Les appartements d’une chambre du centre-ville coûtent entre 65 000 et 95 000 €. Les quartiers haut de gamme comme Preko Morače et City Kvart se situent entre 100 000 et 140 000 €. Pour un investisseur en quête de revenus passifs, sans nostalgie de la côte, Podgorica offre des flux de trésorerie bien plus prévisibles que n’importe quel bien de vacances.

Ulcinj

La pointe sud du Monténégro, à la frontière albanaise, à population majoritairement albanaise. Velika Plaža est la plus longue plage du pays, avec 12 km. Ulcinj n’a pas encore pris la vague de Budva et de Tivat : les prix correspondent à ce qu’était Bar il y a cinq ans.

Cet écart est à la fois le risque et l’occasion. Les appartements neufs d’une chambre démarrent à 50 000–80 000 €. Le tourisme de charme autour d’Ada Bojana et l’essor du kitesurf sont les moteurs structurels les plus susceptibles de faire monter les prix dans les 5 à 7 prochaines années.

Le neuf et l’ancien

Le neuf. 2 500 à 3 500 €/m² sur la côte. La TVA (21 %) est comprise dans le prix affiché et l’acheteur final ne la paie pas à part. Un bien doté d’un permis d’utilisation (upotrebna dozvola) délivré ne comporte pas de risque d’inachèvement, s’inscrit plus vite au cadastre et bénéficie de la garantie légale. Les achats sur plan s’accompagnent parfois d’un financement par le promoteur, en général 30 % à la réservation et le solde à la remise des clés, mais c’est là que les vérifications comptent le plus. Vérifiez si les versements vont sur un compte séquestre ou directement sur le compte du promoteur.

L’ancien. De 20 à 40 % moins cher que le neuf. Le choix naturel des acheteurs au budget serré, mais l’examen juridique n’est pas négociable. Les problèmes courants : hypothèques non radiées, limites cadastrales qui ne correspondent pas à la réalité du terrain, consentements manquants de cohéritiers, absence de permis d’utilisation. L’erreur la plus coûteuse que je vois chez les acheteurs étrangers : signer un avant-contrat pour 800 à 1 200 € de frais de notaire avant les vérifications juridiques, puis découvrir un défaut insoluble qui fait tomber l’opération.

La règle pratique. Avec un budget côtier supérieur à 200 000 €, achetez du neuf. En dessous de 150 000 €, l’ancien est inévitable, mais n’économisez jamais sur l’avocat.

La liste complète de ce que couvre l’examen d’un bien ancien, dans l’ordre où il se fait, figure dans la liste de vérifications préalables à l’achat immobilier de RoNa Legal.

Acheter un bien au Monténégro quand on est étranger : étape par étape

1. Vérifiez que vous pouvez acheter. Les étrangers peuvent acheter des biens résidentiels et commerciaux au Monténégro sans autorisation préalable. Les seules restrictions concernent les terres agricoles et les parcelles situées dans les zones frontalières désignées. Il n’existe aucune restriction liée à la nationalité pour les biens résidentiels.

2. Recherche du bien et vérifications. Les prix affichés sont en général des prix demandés. La marge de négociation est de 3 à 5 % dans le neuf, de 8 à 15 % dans l’ancien. Comparer des biens sans tenir compte de l’emplacement, de la vue, de l’étage et de l’année de construction donne des repères trompeurs.

3. Lisez l’extrait du registre foncier (list nepokretnosti). C’est le certificat de propriété électronique du Monténégro. Il identifie le bien par son numéro cadastral et indique les propriétaires actuels, la surface, la destination et toutes les charges inscrites (hypothèques, servitudes, saisies). Aucun contrat d’achat ne devrait être signé avant qu’un avocat ait lu ce document.

4. L’avant-contrat : quand il est utile, quand il ne l’est pas. Pour un logement neuf acheté sur plan, l’avant-contrat (predugovor) est une pratique normale : les acheteurs versent en général 5 000 à 10 000 € pour réserver le lot. Pour un bien ancien, l’avant-contrat n’est en général ni exigé ni conseillé. La perte la plus fréquente que je vois en pratique : un acheteur se précipite sur un avant-contrat, paie 800 à 1 200 € de notaire et de droits, puis perd tout cet argent lorsque les vérifications révèlent un problème. Les vérifications d’abord, le contrat ensuite.

5. Le contrat définitif et le notaire. Au Monténégro, les contrats de vente se signent devant notaire. Le monténégrin est la langue officielle ; les acheteurs étrangers doivent faire appel à un traducteur assermenté (c’est une obligation légale). Tous les paiements doivent se faire par virement bancaire : les espèces posent problème tant pour la conformité à la lutte contre le blanchiment que pour l’inscription au cadastre qui suit.

6. L’inscription au cadastre (4 à 8 semaines). Après la signature chez le notaire, l’avocat dépose la demande d’inscription. Le cadastre transfère la propriété au nom de l’acheteur en 4 à 8 semaines, selon la charge de travail. Tant que l’inscription n’est pas terminée, l’acheteur n’est techniquement pas encore le propriétaire légal.

Le coût total : au-delà du prix affiché

Le coût réel d’un achat immobilier au Monténégro dépasse d’environ 5 à 7 % le prix affiché. Détail ci-dessous.

L’impôt sur le transfert de biens immobiliers (PPNI). Les biens anciens sont imposés selon un barème progressif : 3 % sur les premiers 150 000 €, 5 % de 150 001 à 500 000 € et 6 % au-delà de 500 000 €.

Exemple : un bien de 200 000 € → (150 000 € × 3 %) + (50 000 € × 5 %) = 4 500 € + 2 500 € = 7 000 €

Dans le neuf, la TVA est déjà comprise dans le prix et l’acheteur ne paie pas d’impôt sur le transfert à part.

Notaire et traducteur assermenté. 0,5 % à 1 % du prix d’achat. Fourchette habituelle pour une transaction de 200 000 € : 1 000 à 1 500 €.

Honoraires d’avocat. Fixes ou liés à la valeur ; le tarif du marché est de 1 500 à 3 000 €. Se passer d’avocat n’est jamais une économie en pratique : un défaut non repéré coûte 10 à 30 fois les honoraires économisés.

Frais d’inscription au cadastre. Symboliques : 50 à 150 €.

Tableau du coût total réel

Prix du bienImpôt sur le transfertAvocatNotaire + traducteurTotal des frais
150 000 €4 500 €2 000 €1 000 €env. 7 500 € (5,0 %)
200 000 €7 000 €2 500 €1 500 €env. 11 000 € (5,5 %)
300 000 €12 000 €3 000 €2 000 €env. 17 000 € (5,7 %)

Règle pratique : ajoutez 5,5 % au prix demandé pour estimer votre dépense tout compris.

Le séjour par l’investissement immobilier au Monténégro (loi de 2026)

C’est ici que les sources concurrentes contiennent le plus d’erreurs factuelles. Les règles actuelles :

Depuis janvier 2026, tout étranger qui achète au Monténégro un bien immobilier d’une valeur d’au moins 150 000 € peut demander un titre de séjour temporaire (privremeni boravak) lié à la propriété. Le chiffre de 200 000 €, encore présent sur de nombreux sites, vient du projet du gouvernement de novembre 2025 et n’a pas été retenu dans la loi adoptée.

La base d’évaluation. Le seuil de 150 000 € se calcule sur la valeur fiscale administrative fixée par l’administration fiscale monténégrine, et non sur le prix du contrat. La valeur fiscale représente en général 85 à 95 % du prix de marché. En pratique, un prix contractuel de 150 000 € peut donc ne pas suffire à lui seul : l’évaluation administrative doit elle aussi franchir le seuil.

Le renouvellement annuel. Le séjour est accordé pour un an et renouvelé chaque année. Conditions du renouvellement : maintien de la propriété, assurance du bien en cours de validité, impôts à jour, assurance maladie monténégrine valide.

L’exigence du permis d’utilisation. Les biens neufs doivent disposer d’un permis d’utilisation (upotrebna dozvola) délivré. Des lots achetés sur plan sans ce document ont été refusés, dans des cas réels, comme biens ouvrant droit au séjour.

La manière dont le seuil se mesure par rapport à la décision fiscale, la règle des 50 % de propriété et l’absence de droit au travail sont exposées dans le guide de RoNa Legal sur le séjour par la propriété ; les étapes de la demande se trouvent dans Comment demander un titre de séjour au Monténégro.

La citoyenneté est une autre question, et la voie de l’investissement est fermée. Le programme monténégrin de citoyenneté par l’investissement (CBI) a pris fin définitivement en décembre 2022, sous la pression de la Commission européenne. Un investissement immobilier ne peut être converti en passeport monténégrin à aucun prix. Les sites qui annoncent encore « la citoyenneté monténégrine pour 250 000 € » publient des informations d’avant 2022, qui ne sont plus exactes. La seule voie vers la citoyenneté aujourd’hui : 10 ans de séjour légal et un examen de langue monténégrine.

Conventions fiscales et revenus transfrontaliers

Le Monténégro dispose d’un vaste réseau de conventions de non-double imposition couvrant plus de 50 pays, dont le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie, la France, la Russie, la Chine, la Turquie et la plupart des États membres de l’UE. Les États-Unis n’ont pas de convention avec le Monténégro : les acheteurs américains devraient consulter un expert-comptable sur le mécanisme du crédit d’impôt étranger.

Revenus locatifs. Les revenus locatifs d’un bien monténégrin sont soumis au Monténégro à un impôt sur le revenu au taux unique de 15 %, auquel s’ajoute une surtaxe municipale de 13 % (15 % à Podgorica et à Cetinje), soit un taux effectif d’environ 17 %. La base imposable est le loyer brut diminué soit des dépenses réelles justifiées, soit d’un abattement forfaitaire de 30 % (50 à 70 % pour l’hébergement touristique). Selon la plupart des conventions, le même revenu doit être déclaré dans le pays de résidence fiscale de l’acheteur, mais l’impôt payé au Monténégro s’impute sur l’impôt dû dans ce pays. Effet net : pas de double imposition, le plus élevé des deux taux s’appliquant en pratique.

Plus-values à la vente. Le Monténégro applique un impôt de 15 % sur les plus-values. Le mécanisme d’imputation dans le pays de résidence joue selon la plupart des conventions. La loi monténégrine (Zakon o porezu na dohodak fizičkih lica) ne reconnaît que deux exonérations : (i) la vente du bien qui constituait la seule résidence principale du vendeur, et (ii) les transferts entre époux ou entre parents au premier degré (parent et enfant). L’« exonération après cinq ans de détention » citée par certains sites de promotion immobilière n’existe pas dans le droit fiscal monténégrin : ne tenez pas compte des sources qui affirment le contraire.

Effet net avec des déclarations en règle. Pas de double imposition. Les cas où des acheteurs finissent imposés deux fois tiennent presque toujours à une déclaration oubliée d’un côté, le plus souvent dans le pays de résidence, où l’on suppose que l’impôt monténégrin éteint entièrement l’obligation.

Pour le détail de l’impôt sur le transfert et de la TVA, voir le guide de l’acheteur de RoNa Legal sur l’impôt sur le transfert et la TVA ; pour ce qui se passe à la sortie, l’article sur la vente d’un bien au Monténégro, les plus-values et la sortie.

Monténégro ou Golden Visa grec : lequel l’emporte ?

Les deux programmes les plus comparés par les acheteurs étrangers qui entrent en Europe du Sud-Est.

CritèreSéjour au MonténégroGolden Visa grec
Investissement minimal150 000 €250 000 à 800 000 € (selon la zone)
Location de courte durée (Airbnb)Légale et couranteInterdite à Athènes, à Thessalonique et sur les grandes îles depuis 2026
Accès à SchengenAucun (le Monténégro est hors Schengen)Complet (libre circulation 90/180)
Voie vers la citoyenneté10 ans + examen de langue7 ans + examen de langue
Rendement locatif net habituel6–10 %3–4 %
Taxe foncière annuelle0,25–1 %0,1–1 % + supplément ENFIA
Impôt sur les revenus locatifs15 % au taux unique (+ surtaxe municipale de 13–15 % = env. 17 % effectif)15–45 % progressif

Qui gagne sur quel arbitrage ?

Si l’accès à Schengen est une exigence absolue : la Grèce. Si le rendement, la fiscalité légère et la souplesse de la location de courte durée comptent davantage : le Monténégro, et l’écart s’est nettement creusé depuis que l’interdiction grecque de la location de courte durée, en 2026, a frappé les marchés urbains et insulaires.

Questions fréquentes

Combien coûte un appartement au Monténégro en 2026 ? La moyenne officielle du neuf au deuxième trimestre 2026 était, selon les données provisoires, de 2 557 euros le m² à l’échelle du pays et de 2 838 euros dans la région côtière.

Combien coûte un appartement en bord de mer au Monténégro ? Dans nos annonces, les studios des communes côtières démarrent à 90 000 euros et les appartements d’une chambre vont de 100 000 à 150 000, soit environ 3 300 à 4 400 euros le m².

Combien coûte un appartement à Budva ? Il n’existe pas de prix officiel pour Budva. Dans les annonces de Fijaka, le 23 septembre 2026, les appartements à Budva étaient proposés entre 95 000 et 300 000 euros.

Les étrangers peuvent-ils acheter un bien au Monténégro ? Oui, sans autorisation préalable. Les biens résidentiels, les biens commerciaux et la plupart des terrains (à l’exclusion des parcelles agricoles et frontalières) sont ouverts aux acheteurs étrangers dans les mêmes conditions qu’aux ressortissants monténégrins. Vous pouvez acheter, vendre, louer et hériter d’un bien dans le même cadre juridique qu’un citoyen.

Où se trouvent les biens les moins chers au Monténégro ? Sur la côte, Bar et Ulcinj sont les plus abordables. Les appartements neufs d’une chambre à Bar démarrent à 55 000 € ; Ulcinj a des offres à 50 000 €. À l’intérieur des terres, dans la périphérie de Podgorica et dans les villes du nord comme Nikšić et Pljevlja, les prix baissent encore, mais la liquidité et la demande locative sont plus faibles que sur la côte.

Puis-je obtenir un titre de séjour en achetant un bien au Monténégro ? Oui, si la valeur fiscale officielle du bien atteint au moins 150 000 € : c’est le seuil en vigueur depuis janvier 2026. Le séjour est accordé pour un an et se renouvelle chaque année tant que vous restez propriétaire et que vous remplissez les exigences de base en matière d’impôts et d’assurance. Le bien doit disposer d’un permis d’utilisation (upotrebna dozvola) délivré.

Quels sont les frais d’acquisition pour un achat immobilier au Monténégro ? Dans l’ancien, l’impôt sur le transfert est progressif : 3 % sur les premiers 150 000 €, 5 % de 150 001 à 500 000 €, 6 % au-delà de 500 000 €. Un bien de 200 000 € supporte donc 7 000 € d’impôt sur le transfert. Le neuf n’a pas d’impôt sur le transfert distinct, la TVA étant déjà comprise dans le prix. Ajoutez 1 500 à 3 000 € d’honoraires d’avocat et 0,5 à 1 % du prix d’achat pour le notaire et la traduction.

L’achat d’un bien peut-il mener à la citoyenneté monténégrine ? Non. Le programme monténégrin de citoyenneté par l’investissement a fermé définitivement en décembre 2022. L’achat d’un bien ouvre droit uniquement au séjour, pas à la citoyenneté. Celle-ci exige 10 ans de séjour légal et un examen de langue monténégrine.

À combien s’élève la taxe foncière annuelle au Monténégro ? La taxe foncière annuelle représente 0,25 % à 1 % de la valeur estimée du bien, selon l’emplacement, le type et la taille. Un bien estimé à 200 000 € supporte en général 500 à 1 500 € par an. C’est moins que dans la plupart des pays d’Europe occidentale et nettement moins que le régime grec, qui combine l’ENFIA et les taxes municipales.

Conclusion

Les prix du neuf au Monténégro ont augmenté d’environ 91 % en quatre ans (MONSTAT), et pourtant le pays reste l’un des points d’entrée les plus accessibles du littoral européen. Les arguments de fond pour un acheteur étranger se tiennent : des actifs en euros, des coûts de détention faibles, un titre de séjour accessible dès 150 000 € et une trajectoire d’adhésion à l’UE que le marché a intégrée plus tôt que la plupart des pays comparables. Avec 100 000 €, on achète un vrai appartement côtier à Bar ; avec 250 000 €, un bien à louer à Budva ; à partir de 500 000 €, on entre dans la classe d’actifs la plus liquide du pays, Kotor et Tivat.

La variable décisive n’est pas le prix, ce sont les vérifications juridiques. Lire l’extrait du registre foncier (list nepokretnosti) du bien et vérifier la situation du permis d’utilisation (upotrebna dozvola) avant de signer le moindre avant-contrat : c’est la seule étape qui détermine si l’investissement se déroule comme prévu ou s’il débouche sur une coûteuse procédure de rattrapage. Cette étape prise au sérieux, le Monténégro reste, en 2026, l’un des marchés immobiliers les plus sains du littoral européen au regard du rapport entre risque et rendement.

Voir les annonces actuelles à Budva · Avocat en droit immobilier au Monténégro : RoNa Legal

Cet article est fourni à titre d’information générale uniquement et ne crée pas de relation avocat-client. L’examen juridique de toute transaction immobilière au Monténégro doit être mené à partir des faits propres à l’opération concernée.

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